En Prélude au 65e me anniversaire du Grand Orchestre Septentrional
Escrito por Wilfrid Supréna    Domingo 06 de Mayo de 2012 00:00    PDF Imprimir Correo electrónico
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(Une Série d’articles sur le Cap et Septen)

 

Bamboche Créole à New York: Une excellente idée.

 

« Bambòche Créole Boule de Feu , Aladous li Dous ».  Gamins on chantait ce refrain dans tous les coins de rue de notre ville chérie, le Cap. On rêvait de participer à un mercredi « Nous Deux » ou une « Bamboche Créole » en dimanche au Rumba night Club d’abord, ensuite au Feu Vert. C’était seulement et simplement un rêve : 1. On portait des pantalons courts, et c’était interdit aux mineur(e)s. 2. On n’avait pas les moyens financiers, même quand le billet d’entrée à ces festivités était fixé entre 1 et 5 gourde (s).

 

Dimanche 15 Avril 2012, rêve de jeunesse exaucé. Septen nous a bercés à Vault Café, Hempstead, Long Island, NY.  Pas le Septen de Roger Colas, Loulou Etienne, Raymond Jean Louis, des deux Ti Jacques (Saxophone et Trompette). Qu’importe ! Le Septen de Kismey Doréus (Arthur), Jocelyn Alcé (Ti Bass),  Yvenel Etienne (Soré),Rollin Valbrun, Kennel, Junior, Willy, Papito, Evans, Miratel, John Herly, Madsen a fait plus que nous bercer. Nous avons été gâtés. On a dansé « Avilisman », une excellente pièce musicale  de l’immortel Alfred Moise traitant de la promotion sociale d’un marchand tailleur devenu grand commercant de la place, ayant pignon sur rue, avec tout le cortège de jalousie et des « on-dit » que l’on sait. On a dansé «  Bénita », une plaisante adaptation en mérengue lente et rythme de feu du boléro et troubadour des Charmeurs  du Cap de Ernst Léandre (Papou).

 

Bamboche Créole à NY  était une belle et énergique expérience et ambiance de convivialité où des camarades de promotion après quarante ans se sont retrouvés pour se partager une bière et des souvenirs d’antan. Le clou de la soirée était la présence à Vault Café de « Yanick ou Fè Chitaw », Qui ? Ne feins pas de l’oublier ? Oui, Ti Ninie en chair, en os et en dansant. Non, elle n’avait pas de cocardes, chaussettes et uniforme. Elle a épaté et charmé plus d’uns avec  son pantalon noir, son chemisier blanc à rayures noires et ses lunettes octogonales. Bien sùr, elle a reconnu presque tous ses anciens amis du Cap présents au Volt ce soir là. Oui, oui, tu as perdu une bonne partie de ta vie. Donc, à l’année prochaine pour une autre « Bamboche Créole à New York !

 

 

Wilfrid Supréna

Long Island, NY

 

16 avril 2012
Ultima actualización ( Domingo 06 de Mayo de 2012 20:31 )
 

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